Violation du cessez-le-feu des Accords de Washington par les armées de la RDC et du Burundi
Kigali, le 10 décembre 2025
La responsabilité des violations du cessez-le-feu, des attaques en cours et des combats en province du Sud-Kivu, en RDC, ne peut être imputée au Rwanda. Le Rwanda condamne l’Armée congolaise (FARDC) et l’Armée burundaise (FDNB) qui, avec leur coalition composée des milices génocidaires FDLR soutenues par la RDC, des Wazalendo et de mercenaires étrangers, bombardent systématiquement des villages civils proches de la frontière rwandaise, à l’aide d’avions de chasse et de drones d’attaque, ce que l’AFC/M23 affirme être contraint de contrer.
À la suite des bombardements de Kamanyola depuis le Burundi au cours de la semaine dernière, plus de 1 000 citoyens congolais ont traversé la frontière pour se réfugier à Bugarama, dans le sud du Rwanda, où ils sont hébergés au camp de transit de Nyarushishi. L’Armée burundaise a massé près de 20 000 soldats dans le Sud-Kivu au service du Gouvernement de la RDC, et a notamment assiégé les villages banyamulenge de Minembwe dans une tentative délibérée d’affamer les habitants.
La RDC a déclaré ouvertement qu’elle n’observerait aucun cessez-le-feu et qu’elle combattait pour reprendre les territoires perdus au profit de l’AFC/M23, alors même que le processus de paix avançait. Les détails de cette poursuite d’une solution militaire ont été portés à l’attention de la communauté internationale, bien qu’elle dispose de ses propres moyens de vérification et que la plupart des informations soient publiques. La communauté internationale n’a pas exigé la fin de ces attaques préparées depuis des mois par la RDC et déclenchées la semaine dernière.
En outre, le manquement de la RDC à neutraliser les FDLR, comme stipulé dans l’Accord de Paix de juin 2025, continue de retarder la résolution du conflit dans l’Est de la RDC, qui constitue l’objectif ultime des Accords de Washington. Il est désormais clair que la RDC n’a jamais été prête à s’engager pour la paix, même si le Président Tshisekedi a participé à la cérémonie du 4 décembre, comme s’il avait été contraint de signer les Accords.
Ces violations délibérées des accords récemment négociés constituent des obstacles sérieux à la paix, entraînant la souffrance persistante des populations de l’Est de la RDC, ainsi qu’une menace sécuritaire pour la frontière occidentale du Rwanda. Un retour à la mise en œuvre complète des Accords de Washington constitue une priorité urgente, tout comme la conclusion des annexes restantes de l’Accord de Doha entre la RDC et l’AFC/M23. Il s’agit de la voie la plus viable vers la paix, la stabilité et la prospérité dans la région des Grands Lacs.
FIN
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